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Du bénévolat à la solidarite, petite histoire de l’action sociale à Romillé

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Sous l’Ancien Régime, c’est la charité qui prévaut pour lutter contre la pauvreté et c’est l’Église qui encadre, par l’intermédiaire, le plus souvent de congrégations religieuses, les dons et les soins donnés aux plus démunis. Cependant, c’est d’abord la famille élargie qui prend en charge les plus jeunes et les plus anciens en leur assurant leur subsistance dans le cadre d’une économie agricole qui est celle de notre campagne de l’époque. Enfants et vieillards travaillent aux champs ou au potager pour contribuer à l’effort du chef de famille. Les nécessiteux les plus isolés survivent par la mendicité ou l’aide des Soeurs. En frimaire an V (novembre 1796) une loi post révolutionnaire crée les bureaux de bienfaisance qui ont pour objet “de secourir à domicile et en nature les personnes que les circonstances auraient placées dans un état de pauvreté, d’infirmité ou d’abandon et qui en feraient la demande”. Les archives communales gardent la trace de ce qui a sans doute été la création d’un bureau de bienfaisance dans la commune avec le procès-verbal de l’installation et de la prestation de serment des membres de la commission administrative de ce bureau le 15 juillet 1866. Sous la présidence du maire M. Lemoine, cinq autres membres bénévoles, MM. Joseph Paumard, curé de la paroisse, Alexandre de la Hamelinaye, Alexandre Lambard, Jean-Marie Chilou et Jean-Marie Aubin sont chargés de constituer la liste des personnes à secourir, de rencontrer les pauvres de la commune, de distribuer les secours tout en leur donnant, on peut s’en douter, conseils matériels et prescriptions morales. En 1874, est votée la loi Roussel, relative à la protection des enfants du premier âge et en vertu de son article 9, “un registre de déclarations des nourrices, sevreuses ou gardeuses” est ouvert en mairie où il est toujours conservé. Une forme de protection publique, des plus fragiles, se met donc en place à Romillé au XIXe siècle, dont la construction de l’asile pour vieillards vient aussi témoigner, immeuble toujours visible aujourd’hui au 8 Contour du Bignon, en face de l’école privée. Il est aujourd’hui réaménagé en appartements. La loi du 15 juillet 1893 institue l’assistance médicale gratuite dans chaque commune, la loi du 27 juin 1904 le service départemental d’aide sociale à l’enfance et la loi du 14 juillet 1905 l’assistance aux vieillards infirmes et incurables. Des systèmes d’assurances sociales tentent également de se mettre en place à la même époque et la loi du 5 avril 1910 organise les retraites ouvrières et paysannes (ROP). C’est un échec car l’âge de la retraite, 65 ans, dépasse la durée de vie moyenne et les syndicats estiment que les sommes capitalisées serviront à préparer et soutenir des guerres. La caisse régionale de Rennes est instituée par décret le 8 aout 1911 et quelques exemples de dossiers de cotisants sont conservés en mairie. Rappelons que c’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en octobre 1945, qu’est érigée la Sécurité sociale qui organise les caisses d’allocations familiales mais aussi les différentes branches qui couvrent notamment les risques liés à la maladie, aux accidents du travail et maladies professionnelles, à la vieillesse et au veuvage (retraite). Les Bureaux d’Assistance et des Bureaux de Bienfaisance sont fusionnés en 1953 dans les Bureaux d’aide sociale (BAS). Ces derniers organisent notamment la distribution aux “économiquement faibles” de bons de beurre, d’essence et leurs enfants bénéficient de la gratuité des fournitures scolaires. En 1986, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), reprend les missions de ses prédécesseurs en animant une action générale de prévention et de développement social dans la commune.