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LES NOMS DE FAMILLE … NOTRE PATRIMOINE

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Jusqu’au Xe siècle, les personnes sont identifiées par un prénom, le nom de baptême, auquel, aux XIe et XIIe, sera ajouté un surnom car, à Romillé comme ailleurs, en cette période de forte croissance démographique, les Jean, Etienne, Guillaume, Louis, Gilles, Charles peuvent être nombreux et il s’avère nécessaire de les distinguer. Mais nos lointains ancêtres n’ont pas choisi leurs « sur-noms » : ils leur ont été attribués par l’entourage. Afin de s’y reconnaître dans les divers homonymes cet entourage rappellera le surnom du père, son métier ou encore son lieu d’origine et surtout ne se privera pas de leur donner de multiples sobriquets.

Prenons quelques exemples dans le millier de patronymes de notre commune. On ne pourra confondre Jean AUROUSSEAU, le fils au roux, Jean LEFEUVRE, le forgeron -LE GOFF en breton- et Jean DELAUNAY, celui qui vit à proximité d’un bois d’aulnes ou est originaire d’un lieu-dit Launay.

Parmi les Etienne, LE TEXIER, le tisserand, sera distingué du sieur DUGAST qui habite près du gast, de la gâtine (1), ou encore de LE CAM, le boiteux en breton.

Les Guillaume pourront être appelés FOULON, le drapier, celui qui foule le drap, ou LE BOURHIS, l’habitant du bourg, le bourgeois, et pour caractéri- ser son aspect physique LE BOHEC soit le joufflu.

On reconnaîtra Louis COMMUNIER, le tenancier ou gardien d’une propriété communale, Louis CORVAISIER, le cordonnier (3), Louis BIGNON qui vit près de la source et Louis GAUTIER, le bon vivant, le bon compagnon.

Gilles FOURNIER tenait le four à pain, était le boulanger ; Gilles GAILLARD était le joyeux ou l’audacieux voire le vigoureux quant à Gilles DUPONCEL il pouvait venir d’un lieu-dit « ponchel », le petit pont, ou vivre dans la maison sise près de ce pont, lieu d’octroi pour passer d’une rive à l’autre.

Aux Charles seront ajoutés les « sur-noms » DAUVERGNE pour signifier que l’individu a son origine en cette région ou y a séjourné et encore BRIANT qui signale une personne de rang élevé ou DENOUAL pour désigner un guerrier ; le sobriquet LEGAVRE, lui, veut caractériser un homme leste, agile comme une chèvre (4). Au fil du temps tous les « prénoms » mentionnés ici deviendront également noms de famille.

R.CORRE pour AMPARO

(1) terre marécageuse et inculte, stérile (2) LE QUÉRÉ en Breton (3) GAVR = chèvre en breton